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Zoom sur... le Lézard des murailles

Aujourd’hui on va parler de reptiles non-aviens avec le Lézard des murailles Podarcis muralis. Cet insectivore se nourrit aussi bien de coléoptères, de chenilles, d’orthoptères que d’arachnides ou de myriapodes. Cet ovipare de 19 cm peut faire jusqu’à trois pontes de 2 à 7 œufs par an et vit généralement de 4 à 6 ans. Cet animal rupicole occupe, dans la nature, les haies, les friches ou les éboulis mais il s’est bien adapté à la présence de l’homme car on le trouve régulièrement dans les tas de bois, les murs de pierre ou encore les cimetières.



Taxonomie :

- Règne : Animaux

- Embranchement : Chordés

- Classe : Reptiles

- Ordre : Squamates

- Famille : Lacertidés

- Genre Espèce : Podarcis muralis


L’ordre des Squamates comprend près de 10 000 espèces de reptiles qui ont une croissance continue et qui desquament, c’est-à-dire qu’ils changent régulièrement leur peau. Au contraire des serpents, les lézards muent par lambeaux. Il existe différents morphes de lézards des murailles qui varient notamment selon la couleur de leur ventre. En général, ceci peut s’expliquer par diverses stratégies de reproduction ou des utilisations de l’habitat qui divergent mais cela n’a pu être prouvé pour cette espèce et les raisons de ce polymorphisme restent encore à expliquer.


La fragmentation de l’habitat et le changement climatique peuvent avoir des impacts importants sur le Lézard des murailles, et les reptiles en général. Comme pour les autres ectothermes, la température joue un rôle majeur à tous les stades de sa vie. Dès le stade embryonnaire, le Lézard des murailles sera fortement impacté par la température et cette dernière aura des effets dès la naissance : impact sur la taille des individus, leur locomotion et leur croissance.



Comme de nombreuses espèces, les populations de Lézards des murailles peuvent être étudiées grâce à des suivis à long-terme menés sur des territoires restreints via des techniques que Capture – Marquage – Recapture, mais également grâce à des études plus indirectes comme la mortalité routière. Bien qu’il soit présent sur l’ensemble du territoire métropolitain et considéré en « préoccupation mineure » au niveau mondial par l’UICN, le Lézard des murailles n’en reste pas moins une espèce protégée au niveau national.


Sources

  • Abalos J., Pérez i De Lanuza G., Bartolomé A., Liehrmann O., Laakkonen H., Aubert F., Uller T., Carazo P. & Font E. 2020. No evidence for differential sociosexual behavior and space use in the color morphs of the European common wall lizards (Podarcis muralis). Ecology and Evolution 10(20): 10986-11005.

  • Amo L., Lopez P., Martin J. & Douglas M.E. 2003. Risk level and thermal costs affect the choice of escape strategy a,d refuge use in the wall lizard, Podarcis muralis. Ichthyology & Herpetology 4: 899-905.

  • Brana F. & Ji X. 2000. Influence of incubation temperature on morphology, locomotor performance, and early growth of hatchling wall lizards (Podarcis muralis). Journal of Experimental Zoology 286(4): 422-433.

  • INPN – Inventaire National du Patrimoine Naturel, Lézard des murailles. https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/77756, consultée le 24/01/2022.

  • Meek R. 2020. Temporal trends in Podarcis muralis and Lacerta bilineata populations in a fragmented landscape in western France : results from a 14 year time series. Herpetological Journal 30: 20-26.

  • Sacchi R., Polo M.S., Coladonato A.J., Mangiacotti M., Scali S. & Zuffi M.A.L. 2018. The exposition to urban habitat is not enough to cause developmental instability in the common wall lizards (Podarcis muralis). Ecological Indicators 93:856-863.

  • Van Damme R., Bauwens D., Brana F. & Verheyen R.R. 1992. Incuation temperature differentially affects hatching time, egg survival, and hatchling performance in the lizard Podarcis muralis. Herpetologica 48(2): 220-228.

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