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Portrait de... Jane Goodall

Décédée en octobre dernier à l’âge de 91 ans, intéressons-nous un peu à la vie et l’impact de l’ethologue Jane Goodall. Née en 1934 en Angleterre, Jane passe la plupart de son temps seule dans la nature à observer les animaux pour noter et dessiner ce qu’elle observe. En grandissant, son souhait le plus cher est de vivre auprès des animaux d’Afrique. Enchaînant les petits boulots en grandissant car dans l’incapacité financière de faire des études, Jane attend 1956 pour recevoir une proposition d’une amie qui l’invite à passer des vacances au Kenya. Elle travaillera alors une année supplémentaire pour se payer le voyage en bateau et c’est en 1957, à l’âge de 23 ans, que Jane débarque en Afrique et rencontre son mentor : l’anthropologue et paléontologue Louis S.B. Leakey. Impressionnée par la jeune Jane, Louis Leakey lui propose alors de devenir son assistante pour des fouilles archéologiques en Tanzanie. Après quelques temps sur place, le duo décide de s’intéresser aux chimpanzés vivant près du lac Tanganyika. Le temps d'obtenir les autorisations nécessaires, Jane et sa mère reviennent en Tanzanie en 1960 et lance alors ce qui allait être « la plus longue étude de terrain des animaux sauvages dans leur environnement naturel. »



Passant de longs mois à essayer de se rapprocher des chimpanzés, Jane a mis en place le « banana club » qui consistait à apporter une banane à chaque singe tous les matins à la même heure. Manger comme eux ou vivre dans les arbres, Jane a multiplié les stratagèmes pour comprendre leur mode de vie et mieux les protéger. Au début critiquée pour son approche par les scientifiques, elle a finalement obtenu un doctorat en éthologie en 1965. Elle a continué ce suivi des chimpanzés au Tanganyika de longues années, mais a aussi écrit de nombreux livres et réaliser des documentaires jusqu’à créer le Jane Goodall Institute en 1977. Les deux objectifs sont alors simples :


  • Mettre les communautés locales au cœur de la recherche scientifique et de la conservation dans les sanctuaires afin d’améliorer la vie des habitants, des animaux et de leur environnement

  • Sensibiliser les plus jeunes à l’équilibre entre hommes, animaux et nature (programme Roots & Shoots actuellement présent dans 65 pays)



Nous n’allons pas détailler tout ce que Jane Goodall a permis de mettre en place en faveur de l’étude et de la protection de la faune sauvage au cours de sa vie mais sachez juste qu’elle a été : Messagère de l’ONU pour la défense de l’environnement, nominée au prix Nobel de la Paix en 2019, citée dans le Top 28 des personnes les plus iconiques du XXe siècle par la BBC ou encore dans le Top 100 des personnes les plus influentes selon le Time Magazine. Le Jane Goodall Institute continue son héritage et œuvre partout dans le monde pour la sensibilisation de « chacun à l’interaction du vivant et à l’importance d’œuvrer pour une planète plus juste et harmonieuse pour les hommes, les autres animaux et notre environnement partagé ».

 
 
 

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