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Portrait de... Jean Louis Marie Guillemeau

Je vous vois déjà en train de vous dire, « c’est qui ce Guillemeau ? », « d’habitude c’est des portraits de gens connus »… Et bien sachez que je ne le connaissais pas non plus il y a quelques semaines ! Il faut rendre à César ce qui appartient César, c’est Mr le Président qui m’a soufflé l’idée de faire le portrait de ce naturaliste local. Vous l’aurez donc compris, c’est est un Deux-Sévrien !!!


Jean-Louis-Marie Guillemeau d'après une lithographie de 1857


Né à Niort en juin 1766, Jean Louis Marie Guillemeau est un médecin militaire français qui a vécu entre le XVIIIe et XIXe siècles. Après une enfance en Poitou-Charentes, il quitte la région pour faire ces études à Montpellier où il obtiendra en 1789 un doctorat en médecine intitulé Ce que les auteurs pensent de l’hymen et des différents signes de virginité. Après cela, il reviendra dans sa ville natale pour exercer en tant que médecin et conseiller municipal avant de s’engager dans diverses armées en 1793. Après sa démobilisation, il reviendra vivre à Niort jusqu’à sa mort en 1852 au Fort Foucault et c’est pendant cette période que ces qualités de médecin, de naturaliste et d’auteur (entre autres) vont s’exprimer.


Bien qu’ayant créé une société médicale à Niort, Jean Louis Marie Guillemeau a également édité le journal des Deux-Sèvres pendant 18 ans dans lequel il a écrit de nombreux essais et poèmes. Il a également publié plusieurs dizaines d’ouvrages sur l’agriculture, la botanique ou l’histoire naturelle dont voici quelques exemples :

  • Histoire naturelle de la rose, où l'on décrit ses différentes espèces, sa culture, ses vertus et ses propriétés (1800)

  • Calendrier de flore des environs de Niort, ou temps approximatif de la floraison d’à peu près onze cents plantes (1801)

  • Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres (1806)

  • Notice sur la situation ancienne actuelle des forêts des Deux-Sèvres et de leur influence sur le système météorologique de nos contrées (1838)

  • Petit catéchisme d'agriculture à l'usage des écoles primaires et des instituteurs du département des Deux-Sèvres (1842)



Dans son Calendrier de flore des environs de Niort, il signe un traité de botanique détaillé en donnant quelques clés de reconnaissance des espèces avant de donner « littéralement » un calendrier mensuel de la floraison de plus d’un milliers d’espèces végétales locales. Dans son Essai sur l’histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres, il donne une clé d’identification rapide pour s’orienter dans le livre puis dresse les portraits de chacune des espèces comme tout bon guide ornithologique actuel. Bien que la dénomination « chat-huants » pour les rapaces nocturnes m’ait interpellé, nous finirons avec ces quelques lignes sur l’emblème local !


Méthode analytique des Oiseaux du département des Deux-Sèvres


" La petite Outarde. Otis tetrax L. Nom vulgaire : Canne-petière, dans plusieurs cantons, et notamment auprès de Niort


La petite Outarde est de la taille du Coq, sa longueur est de dix-sept pouces. […] Cet Oiseau est très sauvage, d’une constitution robuste et nullement délicate ; un mâle suffit à plusieurs femelles, et livre de vifs combats pour leur possession. […] La femelle pond en messidor (juin), de trois à cinq œufs fragiles, et d’un vert luisant, et les petits, qu’elle conduit comme une Poule et ses Poussins, sont déjà en état de voler au mois de thermidor (août). Ces Oiseaux se rassemblent en troupes à la fin de la belle saison pour quitter le pays. […] La petite Outarde arrive dans ce département en germinal (avril), et s’en va aux approches de l’hiver. Elle se plaît dans les terres maigres et pierreuses. Sa chair est noire, et d’un goût exquis ; et ses œufs sont très-bons à manger. On peut dire de cette espèce ce que l’on a dit de l’Outarde (Otis tarda) ; il serait très-avantageux de la réduire à l’état de domesticité. "

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